24/04/26

« Les réseaux sociaux, avatar d’un capitalisme prédateur selon le journaliste américain Nicholas Carr »

Recension de Communiquer à tout prix de Nicholas G. Carr par Michaël Szadkowski dans Le Monde.

Dans son livre « Communiquer à tout prix », l’un des plus fins observateurs des dérives de la société numérique démontre à quel point le flot incessant d’échanges en ligne affaiblit la démocratie, plutôt que de la renforcer.

Livre. Nicholas Carr revient à la charge contre les plateformes numériques. En 2011, son essai au titre provocateur Internet rend-il bête ? (Robert Laffont) explorait les effets des moteurs de recherche sur l’assimilation des connaissances, en particulier l’affaiblissement de nos capacités de concentration. Aussi abondamment critiqué que largement remarqué, l’ouvrage a fait de cet ancien rédacteur en chef de la Harvard Business Review l’un des observateurs du numérique les plus écoutés aux Etats-Unis.

Il récidive aujourd’hui avec Communiquer à tout prix. Une histoire (très) critique des réseaux sociaux (L’Echappée, 320 pages, 22 euros). Nicholas Carr s’y attaque à Facebook, X, Instagram ou encore TikTok, mettant en pièces l’idée que ces outils permettraient de resserrer les liens sociaux. L’auteur défend la thèse inverse : la surabondance de communications en ligne engendre solitude et défiance. Sans renouveler véritablement la critique de telles plateformes, cet essai fait mouche en énonçant un constat qui recoupe des reproches adressés de toutes parts (...).

Pour lire la suite : www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/24/les-reseaux-sociaux-avatar-d-un-capitalisme-predateur-selon-le-journaliste-americain-nicholas-carr_6683112_3232.html

Nicholas Carr