03/11/22

« Une industrie dévorante et prédatrice »

Recension de Désastres touristiques d'Henri Mora par François Bordes dans Le Journal du MAUSS.

Dans les Jardins de Babylone, Bernard Charbonneau analysait la transformation de la montagne en espace ludique, la destruction d’un milieu naturel et d’une société pastorale et son asservissement par une société de loisirs ultra-consumériste et polluante. Le surtourisme postmoderne en est une – non la moindre et l’une des plus redoutables car se présentant sous de jolis atours conviviaux et écoresponsables. Pourtant, les effets politiques, sociaux et environnementaux de l’industrie du tourisme peuvent constituer de véritables menaces. Henri Mora et Miguel Amoros dénoncent une industrie dévorante et prédatrice dans cet essai très documenté s’inscrit dans les perspectives critiques développées il y a trente ans par L’Encyclopédie des nuisances. Mora analyse en particulier, à travers l’exemple de Franco, le lien entre régime autoritaire et développement touristique. Le visage sombre du tourisme et le dark tourism est dénoncé de façon implacable et très documentée. Loin des jérémiades collapsologiques instagrammables, Amoros et Mora donnent des éléments, des documents, des récits, des réflexions, de la mémoire, de la profondeur et du temps pour comprendre et agir (...).

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Henri Mora