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Scottsboro Alabama
De l'esclavage à la révolution

Lin Shi Khan et Tony Perez

Édité par Andrew H. Lee

Préface de Robin D. G. Kelley

Traduction et postface à l'édition française de Franck Veyron

192 pages | 16,5 x 24 cm | 2014
20 euros | isbn 978-29158308-5-9

1931, Scottsboro, Alabama : neuf jeunes Noirs sont injustement accusés d’avoir violé deux femmes blanches à bord d’un train de marchandises. Arrêtés et condamnés en quatre jours, huit d’entre eux risquent la chaise électrique.
Ce recueil de 118 linogravures offre un point de vue inédit sur la bataille juridique et politique pour leur défense, l’une des plus célèbres de toute l’histoire américaine. Au-delà d’une simple dénonciation du racisme en vigueur dans le Sud des États-Unis, les auteurs ont voulu inscrire cet épisode dans le temps long de l’histoire de l’esclavage, et transformer ainsi le combat en faveur des « neuf de Scottsboro » en une lutte plus large pour la construction d’une société communiste.
Document rare sur la lutte des classes et les combats pour l’égalité raciale dans l’Amérique des années 1930, tout autant qu’œuvre graphique exceptionnelle, ces gravures réalisées à Seattle en 1935 ont été éditées aux États-Unis pour la première fois en 2002.

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PRESSE

"Vous n'avez jamais entendu parler de Lin Shi Khan et de Tony Perez ? Ce sont les auteurs d'un livre de linogravures fortes et furieuses sur l'arrestation et la condamnation de jeunes Noirs innocents en Alabama au début des années 1930." Siné Mensuel

"Deux artistes immigrés, Lin Shi Khan et Tony Perez, vont, dans le sillage de  l'affaire Scottsboro, apporter, en cent dix-huit linogravures dessinées à Seattle en 1935, un magnifique témoignage sur la condition des Noirs, de l’esclavage à l’entre-deux- guerres. Tombées dans l’oubli puis exhumées par un éditeur américain en 2002, ces gravures sont enfin publiées en France, dans une édition soignée, avec de multiples compléments." Le Monde diplomatique

"Une oeuvre de combat au grœ aphisme résolument moderne. [...] Quasi expressionnistes, les gravures disent sans fard la violence exercée à l'encontre des Noirs, mais aussi la violence sociale pesant sur les plus pauvres, noirs comme blancs." Jeune Afrique