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Présentation des haïdoucs

Panaït Istrati

Préface de Sidonie Mézaize

Postface par Carmen Oszi

160 pages | 14 x 20,5 cm | 2014
14 euros | isbn 978-29158308-7-3

« La liberté demande à être défendue ; et je ne sais pas qui haïr, qui mépriser davantage, celui qui supprime la liberté et celui qui a peur de la défendre. »

Les haïdoucs, bandits d'honneur de Roumanie, viennent de subir une terrible défaite. Cosma, leur chef, n’est plus. Les balles de la potéra, milice à la solde des grands propriétaires et des seigneurs cupides, l’ont terrassé et ont mis fin à ses actions en faveur des opprimés et des misérables.
Quelque part entre les plaines du Baragan et les eaux éternelles du Danube, dans la Grotte aux Ours, ses hommes, harassés de fatigue, tentent de se réorganiser pour surgir à nouveau et le venger. Il y a là, parmi eux, Ellie le Sage, et sa flûte enchanteresse, Spilca le moine, Jérémie le fils de la forêt, et Motila le vataf, grande brute au cœur pur. Et à leur tête une femme, Florea Codrilor, « l’amante de la forêt, l’amie de l’homme libre, justicière de l’injustice ». Tous vont alors nous raconter leur histoire...
À la croisée des Mille et Une Nuits, des Aventures de Robin des Bois et du banditisme social décrit par Eric Hobsbawn, ce conte universel de Panaït Istrati (1884-1935), « pèlerin du cœur » et vagabond de génie, fait hurler en nous un mot bien trop oublié : justice !

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PRESSE

"À mesure que les paroles des haïdoucs se succèdent, le talent de conteur d'Istrati jaillit des pages, s'élève comme une mélodie populaire. Les bandits revivent devant nous, s'incarnent, tout en rage et en détermination, droits et hautains. Prêts à recommencer un combat qui n'a jamais de fin." Le Canard enchaîné

"Panaït Istrati, roi des vagabonds, fait partie de ces écrivains rares et précieux qui ont chanté les marginaux et choisi le camp des pauvres. Autodidacte né en Roumanie, il fit ainsi passer un grand souffle lyrique sur la littérature française. Inclassable et intrépide, il ne renonça jamais à croire que la révolution devait être faite sous le signe de l’enfance." Le Monde diplomatique