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Le Gaffeur

Préface de Sebastian Cortès (libraire à Quilombo, Paris)

Postface de Geneviève Nakach (auteur de Malaquais rebelle, Le Cherche-Midi, 2011)

304 pages | 14 x 20,5 cm | 2016
20 euros isbn 978-23730900-9-3

De retour chez lui, un employé sans histoire trouve son appartement occupé, sa femme évaporée et finalement son existence complètement niée par une administration toute puissante. S’ensuit le récit insolite et angoissant d’une descente aux enfers, celle d’un réfractaire sur qui l’étau d’une gigantesque bureaucratie va se refermer. D’une rare noirceur, ce roman à la dimension étonnamment prophétique ne pouvait être écrit que par un franc-tireur de la littérature, doublé d’un authentique révolutionnaire. Il constitue un réquisitoire implacable contre le conformisme, la dissolution de l’identité, les réseaux de communication, la mutilation de la conscience…
Quelque part entre Le Procès de Kafka, 1984 d’Orwell, et le film Brazil de Terry Gilliam, Le Gaffeur est l’une des grandes œuvres qui décrivent un monde imaginaire pour nous aider à ne pas accepter le nôtre.

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PRESSE

"Prix Renaudot en 1939 pour son premier roman, Les Javanais, le Juif polonais apatride et écrivain d'expression française Jean Malaquais (1908-1998) en publia seulement deux autres : Planète sans visa (1947) et Le Gaffeur (1953). Et c'est peu dire si chacun d'entre eux est différent tant le romancier sut se renouveler et se réinventer d'un à l'autre. Dans ce dernier, le lecteur suit la descente aux enfers d'un employé sans histoire dont le monde commun s'effondre du jour au lendemain. [...] Pris dans un labyrinthe absurde et oppressant, surveillé dans ses moindres déplacements, le personnage évolue dans un monde qui oscille entre 1984 de George Orwell et l'univers de Kafka. Mais, malgré tout, loin de perdre sa lucidité, son jugement s'aiguise au fur et à mesure des épreuves qu'il traverse."
Charles Jacquier - Phœnix

"Quel livre fascinant ! Grand roman de l’étouffoir bureaucratique, Le Gaffeur est un texte-pionnier dans un genre nouveau à l’époque, la contre-utopie, façon 1984. [...] Malaquais décrit ainsi la grande crainte des années 1950 pour nombre d’intellectuels formés comme lui dans le marxisme libertaire : la barbarie d’un État tout-puissant qui broie les individus et brime toute création."  L'Opinion