hors collection

retour
68

Paco Ignacio Taïbo II

Préface de Claude Mesplède

Traduit de l’espagnol par Sebastian Cortés et Pierre-Jean Cournet
 
128 pages | 12 x 18,5 cm | 2008
10 euros | isbn 978-2915830-14-9

1968. Dans le monde entier la jeunesse se soulève. À Mexico, un gigantesque mouvement populaire embrase l’automne. Mais au pays de la « révolution institutionnalisée », la brutalité de l’état fait basculer les étudiants révoltés dans la clandestinité. L’issue en sera un massacre que le pouvoir occultera pendant des décennies.
Paco Ignacio Taibo II était de ceux-là. Pour ne pas être trahi par sa mémoire, il a pris de nombreuses notes qui devaient lui permettre d’écrire un roman sur ces événements. Il n’a jamais réussi à le commencer. Il a alors préféré raconter son histoire, celle du mouvement vécu de l’intérieur, de l’effervescence révolutionnaire et des espoirs les plus insensés à la chute brutale de toute une génération. Une histoire de fantômes mexicains, de rêves fous et de rage. Une histoire de sang et de rires.

 
Grâce à des textes courts et efficaces, Paco Ignacio Taibo II est enfin parvenu à retracer l’ambiance de l’époque et la trame des événements auxquels il participa à l’aide de ses souvenirs, comme un écrivain et un témoin, direct et engagé. Il donne ainsi des pages émouvantes et haletantes, mais non, parfois, dénuées d’humour, sur ces ‘jours sans sommeil’ où le ‘rêve’ se voulait ‘éternel’ et qu’il sauve ainsi de l’oubli.Courant alternatif, mai 2008
 
Avec humour, empathie et une pointe de mélancolie, l’auteur conte ‘son’ mai 1968 sur les campus mexicains. Ce faisant, il dresse le portrait vivant d’une ‘génération’ rebelle, amatrice de folk-song et de rock, anti-impérialiste, attachée à la figure du ‘Che’ et rêvant de mettre à bas le pouvoir autoritaire du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI).” Christophe Patillon, Le Monde diplomatique, juin 2008