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Remplacer l'humain
Critique de l'automatisation de la société

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Édouard Jacquemoud

272 pages | 14 x 20,5 cm | 2017
19 euros isbn 978-23730902-7-7

 

Les systèmes automatisés ont envahi notre quotidien via les applications pour smartphone, les GPS, les objets connectés, les robots ou drones domestiques – et bientôt les voitures sans conducteur. Chaque jour plus innovantes, ces technologies se proposent de soulager notre esprit, de nous épargner des efforts inutiles et de supprimer frictions et ralentissements dans nos vies.
Censés alléger le travail des ouvriers et accroître les gains de productivité, l'automatisation a été introduite dans les manufactures pendant la révolution industrielle. Grâce à l'irrésistible essor de la robotique et de l'informatique, elle n’a cessé de se développer, d’abord dans l’industrie puis dans tous les domaines : aviation, finance, architecture, design, ressources humaines, médecine, justice, enseignement...
En s’appuyant sur des exemples concrets et des études scientifiques diverses, Nicholas Carr démontre que notre dépendance accrue aux systèmes automatisés n'est pas sans danger. En faisant de moins en moins appel à nos sens, à notre expérience et à nos facultés intellectuelles, nous risquons de perdre notre autonomie, nos savoir-faire et notre pouvoir de décision. C'est pourquoi il est urgent de nous opposer à l’automatisation intégrale de la société et de remettre en question le primat de la technologie sur l’humain.


PRESSE

"Un bel uppercut qui dézingue l'emprise numérique."
Sébastien Navarro - CQFD

"Aux États-Unis, Nicholas Carr est considéré comme l'un des penseurs critiques majeurs du numérique : il souligne dans Remplacer l'humain tous les dangers réels et potentiels du développement incontrôlé et irrésistible de l'informatique et de la robotique, dont les effets touchent à peu près tous les domaines de l'activité humaine et l'homme lui-même, lequel, grâce aux drones domestiques, aux objets connectés, aux smartphones, GPS, voitures autonomes et autres, aurait une existence "plus facile". L'idée de l'essayiste – étayée par de nombreux exemples concrets – est tout autre : l'excessive automatisation de la société – acceptée parce qu'elle crée un faux sentiment de liberté – aurait a ses yeux pour conséquence non un accroissement des capacités pratiques ou cognitives de l'homme, mais la perte de son autonomie, la limitation de ses savoir-faire, l'annihilation de son pouvoir de décision."
Robert Maggiori - Libération

"Résister à l’automatisation, voilà une entreprise qui semble insensée. Ce serait résister à la logique selon laquelle les investissements dans les machines sont très vite plus rentables que le recours à du travail humain (et que l’argent décide de la marche du monde). Ce serait résister également à notre goût pour l’économie de moyens, une tendance presque naturelle à s’éviter de la peine. Il est toujours possible de s’en désoler à longueur de pages, de la documenter de manière intéressante mais à quoi bon ? Nicholas Carr réussit pourtant à livrer avec Remplacer l’humain un livre passionnant."
Aude Vidal - http://blog.ecologie-politique.eu/