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Histoire populaire des sciences

Clifford D. Conner 

Traduit de l’anglais par Alexandre Freiszmuth

Préface de Cédric Biagini et Guillaume Carnino
 
560 pages | 16,5 x 23 cm | 2011
28 euros | isbn 978-29158303-4-7
 
Épuisé

Nous connaissons tous l’histoire des sciences telle que nous l’avons apprise dans les manuels scolaires : comment, grâce à son télescope, Galilée démontra que la Terre n’est pas au centre de l’univers ; comment Newton découvrit l’existence de la gravité en voyant tomber une pomme… Le récit traditionnel de cette épopée attribue à une poignée de grands hommes l’intégralité de ces découvertes.
Pourtant les sciences sont depuis toujours une œuvre collective. Ce livre raconte l’histoire des savoirs établis par les chasseurs-cueilleurs, les petits paysans, les marins, les mineurs, les forgerons et tant d’autres gens qui devaient assurer leur subsistance au contact quotidien de la nature. La médecine trouve son origine dans la découverte par les peuples préhistoriques des propriétés thérapeutiques des plantes. Les mathématiques doivent leur existence aux topographes, aux marchands, aux comptables et aux mécaniciens.
Au XIXe siècle, l’union du Capital et de la Science rompt cette évolution lente et équilibrée. Elle marque le coup d’envoi de la civilisation de la technoscience, dominée par les experts et obsédée par la puissance, l’efficacité, la rationalisation, l’accumulation et le profit. Comprendre ce basculement nous permet de saisir la nature de la société technologique dans laquelle nous vivons aujourd’hui.