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Le Maniement des larmes

Nicolas Lambert

Dessins de Otto T.

Édition établie par Nicolas Lambert, Karl Laske et Erwan Temple

128 pages | 16 x 20 cm | 2016
10 euros isbn 978-2-37309-007-9

Le 8 mai 2002, à Karachi au Pakistan, un attentat provoque la mort de 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales de Cherbourg.
Le 20 octobre 2011, en Libye, le président Mouammar Kadhafi meurt dans un pays en guerre, dans des circonstances encore confuses aujourd’hui. Tissant des fils entre ces « actualités », Le Maniement des larmes dresse un portrait de la politique de l’armement en France. Il nous permet de comprendre ce qui nous arrive et de découvrir ceux par qui cela nous arrive : personnalités politiques (président, ministres, députés), intermédiaires et hommes de l’ombre, mais aussi journalistes et agents du renseignement.
Entre emballements médiatiques, ténacité des juges d’instruction, écoutes téléphoniques, valse des valises et culte du secret, des guerres grondent et des familles éclatent.
Et des armes, encore, ne cessent de se négocier.
Et nous en héritons.
Voici le texte intégral de la pièce enrichi d’une préface de Karl Laske, de compléments d’informations, de portraits et de textes de Sezin Topçu et Aymeric Elluin.

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PRESSE

"Un one-man-show sur le complexe militaro-industriel français ? C’est le pari osé que relève Nicolas Lambert avec Le Maniement des larmes." Le Monde

"Sur scène pour ce troisième volet de la trilogie Bleu-blanc-rouge, l'a-démocratie, Nicolas Lambert dresse un portrait acide de la politique d’armement de la France en reprenant mot pour mot les propos de ses principaux acteurs, tout y passe : discours, interviews ou même écoutes judiciaires…" France Inter

"Le Maniement des larmes est un hommage à cette parole qui, pour maintenir l’attention de l’auditeur, se doit d’être enlevée et sans temps mort. Les sujets qu’il aborde sont graves, pourtant les spectateurs sortent de la salle gonflés à bloc, le sourire aux lèvres. Comme si le théâtre leur donnait la force de se battre. Rappelons-nous à ce propos que le théâtre est né en même temps que la démocratie. Il n’y a pas de hasard." L'École des lettres