pour en finir avec

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L’Usure du monde
Critique de la déraison touristique

Rodolphe Christin

112 pages | 12 x 18,5 cm | 2014
10 euros | isbn 978-29158308-6-6

La puissance d’enchantement de l’industrie touristique repose sur sa capacité à faire oublier son caractère précisément industriel, par conséquent soumis aux règles d’un productivisme et d’un consumérisme sans frontières. Afin d’étendre le marché, la massification du désir touristique s’appuie sur la diffusion d’un puissant imaginaire dans lequel la mobilité est devenue le modèle comportemental dominant. On a vendu partout l’« évasion » et créé des infrastructures dédiées à cet effet, sans voir que ce processus de commercialisation détruisait la dimension symbolique du voyage.
Au service de la consommation du monde, le tourisme suppose, non seulement une sensibilité particulière, mais aussi une réalité organisée autour de lieux modélisés selon des principes gestionnaires.
Désinvesti de son territoire d’origine, le touriste nourrit l’espoir confus de trouver ailleurs ce qui lui manque chez lui : le goût de vivre une existence conviviale sur un territoire encore chargé de sens et de vie. Mais par sa présence même, il détruit ce qu’il est venu chercher.


Faute d’avoir vérifié, nous avons appelé l’ouvrage de Rodolphe Christin L’usure du monde, alors que ce titre avait déjà été utilisé pour le livre de photos de Frédéric Lecloux paru en 2008 aux éditions le Bec en l’air dans lequel il reprend les routes de L’usage du monde de Nicolas Bouvier. Nous en sommes désolés et vous invitons à découvrir le beau travail de ce photographe en vous procurant son livre (www.becair.com/livre/lusure-du-monde) et à consulter son site : www.fredericlecloux.com